Mon grand-père, un type formidable, un peintre de talent injustement méconnu. J'en parle ici précisément pour rectifier le tir.
Après des études secondaires, il est entré comme apprenti dans un cabinet de dessin pour tissus et papiers peints, dont il épousera la fille du directeur, Charles GATTICKER.
Pendant son apprentissage, il suit des cours du soirs à l'école Germain Pilon et aux Arts Appliqués.
Peu avant la première guerre mondiale, il quitte son emploi, à cause d'une incompatibilité d'humeur avec son beau-père.
La guerre ne voudra pas de lui au début, à cause de sa maigreur puis, finalement le jugera apte en 1918 à trier de vieux vêtements.
Après ces événements, ne trouvant pas de travail dans le dessin artistique, il entre chez un orthopédiste et ses connaissances en anatomie l'amènent à dessiner des prothèses.
Cette situation ne pouvant durer, il crée son propre cabinet de dessin, toujours tourné vers la décoration d'intérieur. Cette entreprise deviendra florissante avec trois employés, puis périclitera durant les années 30. C'est pourquoi il accepte en 1933 une place de directeur artistique au sein de la société Paul Gruhin qu'il ne quittera qu'en 1954 pour prendre sa retraite.
Il s'éteindra le 12 décembre 1971 à Paris 12ème.
Son oeuvre n'a occupé que ses loisirs et à aucun moment il n'en a vécu. Elle est constituée d'environ 300 pièces:
La Bretagne l'a surtout inspiré, notamment la foule des églises et les bateaux, mais aussi Paris et ses environs.
Artiste indépendant, il n'a que peu exposé, mais la qualité de ses travaux a été reconnue et il en a reçu des récompenses à plusieurs reprises. On peut noter:
Les prix:
Les médailles:
Les diplômes:
Qu'est devenue son oeuvre ?
C'est une mauvaise question !
Las de voir ces merveilles se détériorer cours des nombreux déménagements,j’ai pensé que je devais absolument agir pour la pérennité de son oeuvre.
Après réflexion, j'ai bradé les différentes pièces (environ 90%) au premier marchand de tableaux venu, l’aspect financier de l'opération étant accessoire.
Depuis, j’attends avec impatience de voir passer un tableau, une litho ou dessin à Drouot, comme témoignage de la future et tardive notoriété de mon grand-père.
Il apparaît dans l'encyclopédie Wikipedia, Benesit c'est comme si c'était fait, La Cote de Tous les Peintres... on attend...